Vendredi 22 février 2008
La salle de concert du Foyer
Européen fut presque trop petite mardi dernier (09/02/2008) pour contenir le public, venu nombreux au concert du "Quatuor de Saxophones du Luxembourg".
Nous y avons découvert quatre instrumentistes
(Guy Goethals, Leana Sealy, Paul Origer, Robert Schneider) qui en grande forme furent capables d'aborder avec un bonheur sonore constant et sans la moindre faiblesse des
œuvres-référence du répertoire pour saxophone classique.
(Guy Goethals, Leana Sealy, Paul Origer, Robert Schneider) qui en grande forme furent capables d'aborder avec un bonheur sonore constant et sans la moindre faiblesse des
œuvres-référence du répertoire pour saxophone classique.
Nous pensons que l'éclectisme des compositeurs présentés a dû répondre au goût de chaque spectateur, du simple amateur au spécialiste. En tout cas, l'interprétation
fut d'une authenticité qui ne peut être que le résultat d'un travail sérieux et rigoureux mais également, nous semble-t-il, d'une exceptionnelle complicité.
Que ce fut dans Bumcke (1876-1963), Glasunow (1865-1936), Jacob (1895-1984) ou Jean Asbil (1893-1974) les membres du quatuor donnèrent un éclat irrésistible à ces
œuvres d'une texture fort différente.
Dans Glasunow, mais aussi dans Asbil, nous avons vécu de longs moments de virtuosité époustouflante. Les quatre saxophones furent renversant de justesse, tous les
sons spectaculairement à leur place allaient droit au but. La perfection technique fut sidérante tant dans les ostinatos que dans les unissons.
Quatre œuvres, quatre interprètes dont il faut souligner la précision et la souplesse. Nous avons également été frappés par l'impression que les quatre œuvres
furent rendues sans effort apparent, comme s'il s'agissait d'un répertoire depuis longtemps maîtrisé.
Dans une salle à la dimension humaine et chaleureuse, le public gratifia les artistes d'applaudissements soutenus. Le quatuor remercia en donnant en bis une
transcription de Guy Goethals pour saxophones des "Danses Hongroises" de Brahms. Que nous ayons trouvé cette transcription admirable, n'étonnera personne.
Soulignons que Roby Schiertz a conduit le public avec compétence à travers ce programme varié.
En quelques mots: quadriphonie réussie, une grande soirée. Ce fut une soirée du genre qui ne laisse pas indifférent et à laquelle, quoi qu'on dise, il fallait
être.
Paul Moes

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