Un florilège judicieusement choisi à Saint-Michel

Publié le par Paul Moes

 

Un florilège judicieusement choisi à Saint-Michel

 

Paul Moes

 

Avec son architecture exceptionnelle et une acoustique parfaite pour ce genre de concert, l’église de Saint Michel de Luxembourg à été le cadre dimanche dernier (14 décembre 2008) d’un concert exceptionnel. De très nombreux mélomanes ont assisté à une interprétation émouvante et dynamique d’une très originale « Histoire de la Nativité ». Deux chorales, l’« Ensemble vocal de Luxembourg » dans le chœur et la chorale « Eurocantica » au jubé, sous la direction respectivement de Fränz Theis et de Rosch Mirkes, accompagnés par l’ensemble instrumental « Bassano Ensemble », ont développé toute l’histoire de Noel dans un mélange de musiques chorales et instrumentales choisies dans des œuvres de Bach, Britten, Gallus, H.L. Hassler, Poulenc, Praetorius, Reiche, Scheidt, Schütz, Telemann et Vierdanck. Frédéric Mayeur à l’orgue positif et Thierry Ferré aux magnifiques grandes orgues de Saint-Michel ont rehaussé avec un magnifique talent à leur instrument la profonde solennité de ce beau concert. Juan Ullibarri à la cornemuse nous introduisit, avec une douce joie, dans ce concert avec une grandiose interprétation du célèbre cantique « In dulci Jubilo ». L’EVL nous ravît avec une brillante interprétation d’un chant joyeux et populaire du 14e siècle le « Resonet In Laudibus ». Interprétation, ô combien chaleureuse et réconfortante, qui transcendât la Nativité et son environnement hivernal par une extrême chaleur. Nous avons trouvé très sympathique que Frédéric Mayeur se joignât au chœur de l’EVL, chaque fois qu’il  ne fut pas à son instrument.

 

Un grand moment de ce concert fut pour nous l’interprétation par les deux chorales du célèbre « Es ist ein Ros entsprungen ». Nous tenons à souligner ici la complémentarité des voix féminines et masculines, chacun et chacune excellant dans son régistre propre. Tout au long de la soirée les voix savent se faire douces et cajoler les oreilles des auditeurs (« Quem vidistis, pastores », « O Jesu parvule »). Les morceaux de bravoure s’enchainèrent alors, n’ayant d’égale que la justesse de leur interprétation. Tous les acteurs de ce concert furent tout à fait à l’aise dans un répertoire extrêmement varié, véritable florilège judicieusement choisi.

 

Ce concert mérite tous les superlatifs et le résultat final a été à la hauteur des espérances, à l’image de cet « Hymn to the Virgin » superbement interprété malgré son extrême complexité.

 

Les interprètes de cette « Histoire de la Nativité » ont joué et chanté avec un élan et une flamme qui ne se sont démentis à aucun moment, captivant l’attention du public de la première note à la dernière.

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