Concentus Musicus accompagne Patricia Petitbon

Publié le par Paul Moes

Mardi 9 décembre 2008 à 20.00 heures à la Philharmonie
- Grand Auditorium -

 

Concentus Musicus Wien / Petibon / Harnoncourt

 

Concentus Musicus Wien

Nikolaus Harnoncourt direction

Patricia Petibon soprano

 

J. Haydn: Sinfonie N° 59 A-Dur (la majeur) «Feuer»

«Fra un dolce deliro» (L’isola disabitata)

«Ragion nell’alma siede» (Il mondo della luna)

«Salamelica» (Lo speziale)

Wolfgang A. Mozart: «Tiger! Wetze nur die Klauen» (Zaïde)

«Alma grande e nobil core» KV 578

«Hat der Schöpfer dieses Leben samt der Erde uns gegeben» (Die Schuldigkeit des Ersten Gebots) KV 35

«Vorrei spiegarvi, oh Dio» KV 418

J. Haydn: Sinfonie N° 92 G-Dur (sol majeur) «Oxford»

 

Backstage: 19:15 SMC

Dr. Martin Möller: «Von ganzem Herzen Dein aufrichtiger Freund» – Haydn und Mozart (D)

 

Tickets:

www.philharmonie.lu, (+352) 26 32 26 32

Luxembourgticket.lu, (+352) 47 08 95-1

 

Nul besoin de décor ni de mise en scène pour la soprano française Patricia Petibon qui n’a pas son pareil pour exprimer les traits de caractères et humeurs contrastés des héroïnes d’opéra et autres grands airs de concerts de Haydn ou de Mozart. Au prestigieux Concentus Musicus Wien sous la direction de Nikolaus Harnoncourt de lever le rideau avec la Symphonie Hob I:59 «Le Feu» de Haydn initialement conçue comme interlude d’entracte à la pièce de théâtre intitulée «Feuersbrunst» (embrasement) et la grande Symphonie Hob I:92 «Oxford» inaugurant en 1791 la première saison londonienne du compositeur. Le Concentus Musicus Wien donne la réplique à Patricia Petibon endossant avec humour et raffinement les rôles de Flaminia dans l’opera buffa Il Mondo della Luna de Haydn, sur un livret de Carlo Goldoni, joué au carnaval de Venise en 1750, ou de la ô combien mozartienne Zaïde du Singspiel du même nom, l’esclave chrétienne amoureuse de Gomatz n’ayant aucun scrupule à susciter la colère du sultan.

 

Concentus Musicus Wien

 

Le Concentus Musicus Wien est un ensemble autrichien de musique baroque.

 

Histoire

 

L'ensemble est fondé par Nikolaus Harnoncourt et son épouse Alice Harnoncourt en 1953 afin d'interpréter le répertoire baroque (puis classique) sur des instruments d'époque. Les instrumentistes d'origine de l'ensemble venaient des rangs de l'Orchestre symphonique de Vienne. Le premier concert fut donné en 1957 à Vienne.

Le Concentus Musicus Wien a enregistré principalement pour le label Teldec de 1963 à 2001, et depuis lors en exclusivité chez BMG.

 

Nikolaus Harnoncourt

 

 

Nikolaus Harnoncourt (de son nom complet Johann Nikolaus, Graf de La Fontaine und d'Harnoncourt-Unverzagt) est un chef d'orchestre, violoncelliste et gambiste autrichien, né le 6 décembre 1929 à Berlin. Il est connu pour la grande historicité de ses interprétations musicales de l'ère classique et postérieures.

 

Harnoncourt est né à Berlin, a grandi à Graz et a étudié la musique à Vienne. Sa mère Ladislaja Gräfin von Meran, Freiin von Brandhoven, était la petite-fille de l'Archiduc d'Autriche Johann de Styrie et la fille du Comte de Meran. Son père Eberhard de La Fontaine, comte d'Harnoncourt-Unverzagt a fait des études d'ingénieur et a travaillé à Berlin. Il a eu deux enfants de son premier mariage. Deux ans après la naissance de Nikolaus, son frère Philipp Harnoncourt naît. La famille déménage à Graz, où le père a obtenu un doctorat et un poste dans le gouvernement (Landesregierung) de Styrie.

Nikolaus Harnoncourt a fondé le Concentus Musicus Wien avec sa femme, Alice Hoffelner, en 1953 alors qu'il joue du violoncelle avec l'Orchestre symphonique de Vienne. Ce groupe se dédiait à l'authentic performance sur instruments d'époque, et vers les années 1970 son travail au sein de ce dernier lui procure une certaine notoriété.

De fait, Nikolaus Harnoncourt et le Concentus Musicus Wien prennent place au premier rang des musiciens qui, par leurs travaux de recherche, leurs interprétations, leurs écrits, leur enseignement, ont initié, à partir des années soixante, une véritable révolution dans l'interprétation et dans la réception de la musique baroque européenne. Cette révolution a radicalement modifié notre compréhension et notre évaluation d'une grande partie de cette musique dont les productions couvrent le dix-septième et le dix-huitième siècles, et elle a exercé une grande influence sur notre culture musicale, notre sensibilité musicale et nos pratiques culturelles. De nombreux enregistrements d'Harnoncourt et du Concentus Musicus Wien apparaissent aujourd'hui comme des références incontournables. Les Concertos Brandebourgeois (1964) et l'intégrale des Cantates de Bach, l'Orfeo (1968) et l'incoronazione di Poppea (1974) de Monteverdi, Il Cimento dell'armonia e dell'inventione (1977) de Vivaldi, Belshazzar (1978), l'Ode à Sainte Cécile (1978), Alexander's Feast (1979), Jephtha (1979) de Haendel, comptent parmi les plus admirables fleurons d'une abondante et brillante discographie.

Il a plus tard travaillé avec beaucoup d'autres orchestres en utilisant des instruments modernes, mais veillant toujours à préserver une authenticité historique en termes de tempos, de dynamique musicale, etc. Il a également étendu légèrement son répertoire en continuant à jouer de la musique baroque, travail qui l'a rendu célèbre, mais aussi le répertoire d'opérettes viennoises. Récemment, il a effectué un réenregistrement des symphonies de Beethoven, avec le Chamber Orchestra of Europe.

En 1971, Harnoncourt et le chef Gustav Leonhardt ont débuté le projet d'enregistrer toutes les cantates de Johann Sebastian Bach. Le projet s'est terminé en 1990, et ce fut le premier et unique cycle complet de cantates (exceptées les nº 51 et 199) à utiliser des voix solistes et un chœur exclusivement masculin. En 2001, une excellente critique et un Grammy Award sont venus récompenser l'enregistrement de la Passion selon Saint Matthieu de Bach dirigé par Harnoncourt.

 

Patricia Petibon, soprano colorature

 

Licenciée en musicologie, Patricia Petibon est élève au CNSM dans la classe de Rachel Yakar. Elle obtient un premier prix de chant en 1995. Remarquée par William Christie, elle collabore régulièrement avec Les Arts Florissants et se produit en tournée au Festival d'Aix, à l'Opéra de Paris-Bastille, à la Scala de Milan, au Teatro Colon de Buenos Aires, au Wigmore Hall de Londres...

Patricia Petibon fait des débuts très remarqués dans la production d'Hippolythe et Aricie, qui ouvre la saison 1996/97 de l'Opéra de Paris. Au même moment, l'Opéra du Rhin l'invite pour sa première Blondchen dans L'enlèvement au sérail.

Elle aborde avec succès Olympia des Contes d'Hoffmann (nouvelle production de l'Opéra de Nancy), Norina dans Don Pasquale, Serpetta dans La Finta Giardiniera, Zerbinette d'Ariane Auf Naxos et Constance des Dialogues des Carmélites, pour l'Opéra du Rhin, rôle qu'elle reprend au Festival de Savonlinna et aux Proms de Londres.

Elle chante les Carmina Burana avec Charles Dutoit et l'Orchestre National au Théâtre des Champs-Elysées, La Pasione De Di Gesu de Caldara avec Fabio Biondi à l'Academia di Santa Cecilia de Rome, qu'elle enregistre pour Virgin Classics ainsi que Sophie dans Werther aux côtés de Roberto Alagna pour EMI, des Mélodies de Barber et Bernstein, et un premier récital d'airs d'Opéras et de Cantates baroques pour Virgin Classics.

Patricia Petibon ouvre la saison 1999/2000 avec la production d'Orphée de Gluck pour la réouverture du Châtelet dans une mise en scène de Bob Wilson et dirigée par John Elliot Gardiner. Elle aborde ensuite sa première Lakme ainsi qu' Ophélie dans Hamlet d'Ambroise Thomas au Capitole de Toulouse. Elle fait ses débuts au Staatsoper de Vienne dans Olympia des Contes d'Hoffmann puis collabore avec Nikolhaus Harnoncourt au Musikverein de Vienne et pour l'enregistrement de Armida de Haydn, face à Cécilia Bartoli. Elle est Sophie dans Werther au Theater an der Wien en juin et juillet 2000.

En 2000/2001, Patricia Petibon retrouve l'Opéra de Paris pour deux productions ; Les Indes Galantes avec William Christie et Ariodante avec Marc Minkowski.

Cette saison, Patricia Petibon reprend le rôle d'Olympia desContes d'Hoffmann au Grand Théâtre de Genève et à l'Opéra de Nice, Blondchen de L'enlèvement au sérail en concert au Théâtre des Champs-Elysées. Elle ouvrira la saison 2002/2003 à l'Opéra de Lyon dans le rôle de Sophie du Chevalier à la Rose.

A l'étranger, en 2002/2003, elle sera Mme Silberklang dans le Directeur de Théâtre de Mozart avec Harnoncourt à Salzbourg, Blondchen dans une nouvelle production de L'enlèvement au sérail avec Franz Welser-Möste à l'Opéra de Zürich, et Zerbinette dans Ariane Auf Naxos avec l'Opéra de Vienne dont elle assurera la création en Israël à l'Opéra de Tel-Aviv.

 

Commenter cet article